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Hydratation et café en service : comment boire assez quand on n'a pas le temps

Stéphane Rodriguez, infirmier D.E. depuis 2008 (IFSI de Marmande), créateur de Pocket Nurse ·

En service, on boit trop de café et pas assez d'eau, pour une raison simple : le café est à la salle de pause, chaud, social, rapide, et l'eau demande une gourde qu'on a laissée quelque part. Résultat classique : mal de tête en fin de poste, fatigue à quinze heures et sommeil haché le soir. Ça se corrige avec deux ou trois règles de placement et un peu de suivi, pas avec de la volonté.

Pourquoi on se déshydrate sans s'en rendre compte

Les signes sont connus : mal de tête sourd en fin de matinée, bouche sèche, difficulté à se concentrer, irritabilité. On les met sur le compte du stress ou du manque de sommeil, alors qu'un verre d'eau toutes les heures en règle une partie.

Faire boire de l'eau à quelqu'un qui n'a pas le temps

Le secret est de ne pas compter sur la soif ni sur la mémoire. Il faut que l'eau soit sur le chemin.

  1. Une gourde visible, pas une bouteille dans le vestiaire. Sur le chariot, dans la poche de la blouse si elle est petite, au poste de soins à un endroit autorisé. Renseigne-toi sur les règles de ton service concernant les boissons dans les zones de soin et respecte-les.
  2. Un point d'ancrage. Associe un verre d'eau à un geste que tu fais de toute façon : chaque fois que tu passes au poste de soins, chaque fois que tu termines une transmission dans le dossier, chaque fois que tu te laves les mains à l'évier du poste.
  3. Deux gourdes. Une que tu vides le matin, une pour l'après-midi. Si la première est vide à midi, tu sais où tu en es sans compter.
  4. Bois avant la pause, pas seulement pendant. La pause est courte et elle est souvent consacrée au café. L'eau se boit par petites quantités tout au long du poste.
  5. Ne te prive pas de boire pour éviter les toilettes. Aller aux toilettes prend deux minutes. Un mal de tête de fin de poste coûte bien plus.

Le café : un outil, pas un réflexe

Le café n'est pas l'ennemi. Mal placé, il l'est.

Un bon repère : chaque café s'accompagne d'un verre d'eau. Ça limite le nombre de cafés par la contrainte, et ça rattrape une partie de l'hydratation en même temps.

Tes verres d'eau et tes cafés, comptés

Le suivi d'habitudes de Pocket Nurse compte ton hydratation et tes cafés poste après poste, à côté de ton sommeil, pour voir le lien entre les deux sans te prendre la tête.

Jour et nuit, ce n'est pas pareil

La nuit, la tentation du café est plus forte et le coût sur le sommeil est plus grand. Quelques ajustements :

Compter pendant deux semaines

Tu ne sais probablement pas combien de cafés tu bois ni combien d'eau. Personne ne le sait sans compter. Pendant deux semaines, note les deux à chaque poste. Pas pour atteindre un chiffre, mais pour voir le motif : le jour où tu as eu mal à la tête, combien d'eau ? La nuit où tu n'as pas dormi, quel café et à quelle heure ? Une fois le lien visible, tu ajustes un seul paramètre à la fois, et tu vois si ça change quelque chose.

En résumé

Une gourde visible, un geste d'ancrage, un verre d'eau par café, pas de café en fin de poste. Et deux semaines de comptage pour arrêter de deviner.

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